Frédéric Verduzier

Sous les flocons, des silences. Sous les poils, des frissons. Dans ce recueil de haïkus ciselés avec justesse et tendresse, Frédéric Verduzier capte l’instant fragile où le monde bascule dans la neige ou dans l’émoi. Des paysages d’hiver nappés de blanc aux petits drames et bonheurs du règne animal, l’auteur nous offre un éclat, un clin d’œil, un murmure. Derrière la concision du haïku, une poésie drôle, touchante ou mélancolique surgit comme un chaton espiègle, comme un flocon sur le nez. Deux saisons s’y répondent : la blancheur du givre et la chaleur des bêtes. Et dans ce va-et-vient sensible, le lecteur est invité à ressentir ce que l’œil pressé ne voit plus.
Format 120 x 180 mm, 64 pages N&B
Le Télégramme
Quand l’heure de la retraite a sonné, Frédéric Verduzier s’est installé au village du Donnan, avec son épouse, dans la maison restaurée où
a vécu Pierre Guillemot, nommé le roi de Bignan. Frédéric Verduzier qui, tout au long de sa carrière, a touché à toutes les étapes du travail d’un journaliste, s’est toutefois spécialisé en droit social et consommation.
Passionné d’écriture, il écrivait dès l’adolescence. Il a publié, en 1996, « Le poids de l’étincelle », puis, entre 2020 et 2021, il a écrit, un recueil intitulé « Haikus pour passer le temps », qui compte pas moins de 366 haïkus, un par jour en cette année bissextile.
Le haïku est un poème bref, en trois vers, comportant 17 syllabes réparties ainsi : cinq syllabes pour le premier vers, sept pour le second, et cinq pour le troisième. Il ne décrit pas une scène mais évoque simplement un sentiment particulier de l’auteur face à cette scène qui se déroule sous ses yeux. Dans ce livre, l’auteur ne choisit pas un thème particulier. Dans le dernier, qui vient de paraître, « Ma neige, mes bêtes », sorti aux éditions Constellations, Frédéric Verduzier a choisi deux thèmes, toujours sous forme de haïkus que l’auteur a choisi d’illustrer lui-même.
Le lecteur pourra y découvrir ces extraits : « Neige à l’infini, miroir de la pleine lune, l’aube dans la nuit », « Flocons tournoyants, qui amusent les enfants, la joie du manège », ou encore, en deuxième partie : « Concert de coucous, dans ma poche quelques sous, de quoi boire un coup », « Un cheval six femmes, ou six chevaux une femme, haras ou harem ».
