Laillé. Avec ses poèmes, Carmen Pennarun célèbre la nature


Ouest France. Entretien avec Carmen Pennarun, poétesse, habitante de Laillé (Ille-et-Vilaine).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/laille-35890/avec-ses-mots-carmen-pennarun-celebre-la-nature-d993ba12-38de-11ee-a61a-3655b4d683b3?fbclid=IwAR2UH4T3rsUHdGmpIzIePtUqjzE_Nz3DNFpSUgQJ0–IRjqJo_Yrjclgbng

D’où vous vient cette passion pour la poésie ?

J’écris depuis l’enfance, même si les études et la vie professionnelle et familiale m’ont éloignée de l’écriture, en dehors des correspondances. Cet amour de jeunesse est revenu vers moi en fin de carrière. J’étais professeure des écoles. J’ai aussi une passion dévorante pour la lecture, qui réussit à s’épanouir maintenant. Le stylo et le clavier ont ainsi remplacé les pinceaux et les pastels, les instruments d’anciennes activités. La terre, autrefois utilisée lors de mes ateliers de poterie, je ne la rencontre plus que lors de mes balades, et je la transforme alors en mots.

De quoi parle votre dernier recueil, intitulé Évohé ! Évohé ?

Il parle de la nature qui nous entoure, dans laquelle nous respirons, vivons et partageons avec les autres créatures terrestres. J’ai commencé l’écriture de ce recueil en me rendant à la chapelle du Désert où je me suis inspirée de la tonalité du lieu. Celle-ci m’a accompagnée jusque dans mes rêves et lors de mes escapades sur la côte. Dans ce livre, l’écoute prend tout son sens, d’où le choix du titre qui résonne comme un appel et comme une expression de joie. L’illustration de la couverture est une œuvre de mon fils, Killian Pennarun.

Quel est votre prochain projet ?

Il s’agit d’un recueil de poèmes qui s’attache à nos racines celtiques. Tumulus sera également un chant, celui de la terre cette fois-ci. Il aura donc une autre vibration. Mon contrat est signé avec la maison d’édition belge Bleu d’encre. J’ai aussi d’autres projets qui sommeillent en attendant que je leur prête des heures d’écriture, qui se comptent en mois.

Écrivez-vous autre chose que des poèmes ?

J’écris des histoires jeunesse et des nouvelles. Une de ces dernières a été publiée dans la revue À l’index. J’ai tenté de faire revivre la grande poétesse américaine Emily Dickinson. Cette nouvelle a été primée par la Société des poètes et artistes de France. Bien que trop longue pour le concours, elle a obtenu le prix spécial du jury.

Que ressentez-vous lorsque vous écrivez ?

L’écriture nous demande de passer de notre monde intérieur, solitaire et stable, au monde extérieur où le regard des autres, même bienveillant, peut être vécu comme une épreuve. J’aime donner à lire mes écrits mais les représenter est une autre affaire où ma réserve est mise à l’épreuve.

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